Autobiographie d’Yves Garric : un long récit captivant

Sous le titre : « Qu’est-ce qu’elle a ma voix ? », Yves Garric publie, ce mois de décembre 2015, son autobiographie.

Nos lecteurs aimeront sans doute connaître un peu mieux qui est le responsable de la communication avec la presse et les médias de « Ranimons la cascade ! » qui a permis par son talent, son engagement et son réseau,  la forte médiatisation de l’affaire de la microcentrale électrique de Salles-la-Source.

C’est à sa plume que l’on doit la trame de beaucoup de nos communiqués de presse (cependant relus collectivement) ou encore les truculents « poissons d’avril », dénonçant par l’humour les fraudes et irrégularités multiples de ce dossier, sachant toujours mettre les rieurs à nos côtés.

Sa plume est claire, vive, chantante, pédagogue, tantôt grave et tantôt drôle,  tantôt piquante et tantôt bienveillante et fait mouche à chaque fois. Elle trouve le ton juste et les mots qui vont à l’essentiel pour attirer l’attention et réveiller l’indignation quant aux incroyables rebondissements de notre troublante affaire…

Voila un bel ouvrage à lire pour mieux comprendre la force potentielle du « quatrième pouvoir », celui de la presse ; un cadeau à offrir autour de soi pour les fêtes !

 « Mémoires d’un pionnier de la décentralisation audiovisuelle,
journaliste pendant 38 ans en Midi-Pyrénées.

« Il persiste à le qualifier « de plus beau du monde », ce métier de journaliste qu’il a résolument associé, voici un demi-siècle, à son choix de « vivre et travailler au pays »… Il l’a exercé, et c’est ce qui rend son témoignage encore plus précieux, à la jonction de l’ancienne et de la nouvelle ère de la presse : il a connu les linotypes et la composition chaude à Centre-Presse ; le magnétophone Nagra, les bobineaux et les ciseaux démagnétisés à Radio-France ; à la télévision, le clap, la pellicule, les ID break de reportage… Il a vu arriver la vidéo, s’est adapté au numérique…

Surtout, stylo ou micro en main, jour après jour, plusieurs décennies durant, il a suivi le Quercy-Rouergue et Midi-Pyrénées dans leur traversée du second au troisième millénaire.

Fuite en avant de l’agriculture et pionniers du bio… Lutte des paysans du Larzac… Dernière coulée d’acier de Decazeville… Toute première action anti OGM… Explosion d’AZF à Toulouse… Affaire Borrel… Éclosion, ici et là, des Hautes-Pyrénées au Lot, de solutions alternatives… Ce ne sont là que quelques jalons dans un long récit captivant de bout en bout. S’y entrecroisent, au carrefour d’événements marquants ou significatifs, des centaines de silhouettes et visages, anonymes ou connus, qui amènent autant de confidences, d’anecdotes.

Yves Garric ne déroge pas, dans son autobiographie, à cet humour caustique, à cette poésie qui ont fait sa réputation d’écrivain et d’auteur dramatique. Tout un volet de son existence bien remplie sur lequel il se livre aussi…

Les auditeurs, les téléspectateurs qui n’ont pas oublié sa voix, si chaude et caractéristique, croiront l’entendre parler à chaque ligne de ce livre.

Alors, journaliste, « le plus beau métier du monde »… Qu’on ne s’y trompe surtout pas ! Ne sont pas loin, dans la bouche de l’auteur, les mots de révolte, voire de colère, à l’encontre de ce qu’est en train de devenir la profession… »

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Un long récit captivant

C’est un constat bien amer que dresse Yves Garric à propos de la télévision régionale :

« Nous qui nous étions nourris du précepte «Vivre et travailler au pays», nous avions rêvé pour la télévision régionale un autre rôle, un autre destin…

Quotidiennement nous avions sous les yeux le vivier des compétences et des talents qui, sur un seul signe, pouvaient la porter plus haut, plus loin. Nous ne mettions, dans l’espoir que nous avions en son essor, nulle connotation chauvine, folklorique ou de terroir, au sens étriqué de ce terme.

Nous étions simplement forts de notre conviction que chaque composante de l’Hexagone avait sa vie propre. Et qu’une télévision régionale digne de ce nom se devait de l’incarner dans ses multiples facettes. C’était moins une question d’argent que d’imagination, de bon vouloir. D’intelligence.

Celle du cœur, qui aide à prendre les bonnes orientations, et qui manque tellement aux «élites» bureaucrates. Au terme d’un demi-siècle de tâtonnement et de gâchis accumulés, la télévision régionale n’est toujours pas éclose. Du fantôme qui a pu malgré tout en exister, il ne reste aujourd’hui que le squelette. Elle n’a pratiquement plus de programmes. Juste des journaux.

Le lancement des locales, voici une vingtaine d’années, aurait pu être une vraie révolution. En multipliant les stations, ici et là, dans de nombreux chefs-lieux de département, on a seulement jeté sur le Pays un grand filet à attraper des news.

Comme si la vie d’une région se réduisait à son actualité, telle que la conçoivent les médias ! Mais même ce gisement exceptionnel de reportages qui lui remonte des provinces, Paris n’a jamais su l’utiliser ! Un vrai gâchis. Je suis très en colère. »

Journaliste durant trente-huit ans en Quercy-Rouergue puis Midi-Pyrénées, Yves Garric a été, tant à la radio qu’à la télévision, un pionnier absolu de la décentralisation audiovisuelle. C’est tout ce long parcours, doublé d’une expérience passionnante, riche de milliers de rencontres et pimenté d’anecdotes inédites qu’il raconte dans ce livre. Avec, en prime, cet humour dans lequel il excelle.

Et sans oublier l’accent. Celui qu’il n’a jamais voulu perdre pour ne pas laisser, à tous les sens des termes, dénaturer sa voix. »

Prix de vente public TTC : 22 €
Disponible en librairie le 15 décembre 2015
ou directement aux Éditions Fleurines – 8 rue Rhin et Danube 12400 Saint-Affrique

 

 

 

 

 

 

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