Un « rabot d’or » pour la table-ronde qui, à la demande, devient invisible

Elle a été inspirée par un haut fonctionnaire de l’Aveyron

LA TABLE RÉVOLUTIONNAIRE QUI CARTONNE AUX U.S.A

Son nom : la table ronde « Jehan-François Confiote ». Celui de l’ancien haut fonctionnaire de la préfecture de l’Aveyron qui en a inspiré le concept au fameux styliste milanais Leonardo da Mondalazzi. En apparence : une simple table de bois. Ronde. Aux lignes très épurées. Là où ce meuble sort de l’ordinaire, pour ne pas dire qu’il bouscule complètement la conception qu’on peut avoir du mobilier : il apparaît et disparaît à la demande !

Récompensée par « Le Rabot d’Or »

Il suffit d’une simple pression sur un bouton dissimulé sous son plateau pour que la table ronde devienne tour à tour visible ou invisible, selon l’usage qu’on en a ou n’en a pas. Idéal quand on ne dispose que d’un espace à vivre réduit.
Ce n’est donc pas sans quelques sérieux atouts que cette stupéfiante invention vient de rafler au Salon International du Meuble de New-York le « Rabot d’Or » qui récompense chaque année la meilleure création dans le domaine.
Tout aussi étonnantes les circonstances dans lesquelles le transalpin Leonardo da Mondalazzi a été conduit à imaginer cette table ronde hors du commun. Voici une quinzaine d’années, voire plus, il se trouvait en vacances avec sa famille en Aveyron, dans un gîte de la commune Salles-la-Source. Il n’avait pas manqué d’aller admirer le site. Et il s’était naturellement intéressé au combat de l’association « Ranimons la cascade ! ».

L’exploit du fonctionnaire



Un article que Leonardo da Mondalazzi avait lu dans la presse locale l’avait particulièrement interpellé. « Il y était relaté, se souvient-il, l’incroyable exploit d’un haut fonctionnaire de la préfecture de Rodez. Pour satisfaire aux exigences juridiques du dossier de la microcentrale hydoélectrique de toute évidence illégale et gravement pénalisante pour le site contre laquelle l’association « Ranimons la cascade ! » luttait, ce génie de l’Administration avait réussi à inventer de toutes pièces une table ronde qui n’avait jamais eu lieu ! Ainsi avait-il pu être fait l’économie d’une concertation qui aurait dû normalement avoir lieu entre les différents partenaires de cet épineux dossier : collectivités locales, administration, représentants socio-économiques et associatifs et gérant de la micro-centrale. »
Le concept devait faire son chemin dans l’esprit particulièrement inventif de Leonardo da Mondalazzi. Faisant appel à des notions particulièrement complexes tant d’ébénisterie, de stylisme ou d’électronique et d’informatique que de physique quantique, il mettait au point la fameuse table ronde qui n’a pas besoin d’exister pour être bien réelle. Aux dires mêmes de John Decadowl, le président du jury du Salon International du Meuble de New-York, cette invention marque un véritable tournant : « Plus rien désormais ne sera comme avant dans le domaine de l’ameublement. »
Sur le plan commercial, le succès est total. Les ateliers taïwanais qui fabriquent à la chaîne la table ronde fonctionnent à plein régime. Jusqu’à Donald Trump qui a passé commande de plusieurs exemplaires tant pour la Maison Blanche que pour sa résidence de Mar-a-Lago en Floride.


Pour la mémoire


Leonardo da Mondalazzi a jugé équitable et loyal de renvoyer l’ascenseur au haut fonctionnaire de la préfecture de l’Aveyron qui l’a , même si c’est indirectement, mis sur la piste de sa phénoménale invention. C’est tout naturellement qu’il a attribué à sa table ronde le patronyme de Jehan-François Confiote.
« Cela aura au moins le mérite, se borne-t-on à commenter du côté de « Ranimons la cascade ! » de fixer pour la postérité un épisode de notre lutte. Nous comptons bien d’ailleurs laisser des archives suffisamment précises pour que les générations futures puissent se faire une idée du rôle de chacun dans ce combat que, pour notre part, nous avons la satisfaction d’avoir mené avec exclusivement le souci du bien public. »
En soient témoins les truites du Créneau…

Nos photos :
la table ronde dans sa version concrète ; et dans sa version invisible.

2 Responses to Un « rabot d’or » pour la table-ronde qui, à la demande, devient invisible

  1. Jean-Michel JULLIAN dit :

    Toujours aussi excellent !

  2. Elisabeth Boulbès dit :

    Vive le 1er avril que vous celebrez toujours avec talent !

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