Une lettre de Jean-Gérard Guibert au Maire, comme une menace

Plus culotté que Jean-Gérard Guibert, le gérant de la microcentrale hydroélectrique de Salles-la-Source, on trouverait difficilement ! Même en cherchant bien,  sur toute la vaste zone qui s’étend entre notre village où il sévit et la ville de Puteaux, dans les Hauts de Seine où il réside. La lettre qu’il vient d’adresser à notre municipalité pourrait n’apparaître que comme un paradoxe ou une extravagance de plus. Grand seigneur, il y propose d’ajuster à l’aune de sa prodigalité la redevance qu’il reconnaît tout de même devoir à la commune. Il estime sa dette à moins du quart de la somme de quelque 200 000 euros qui lui était initialement réclamée (et que les juges avaient trouvé excessive). Pour dix années de pillage de notre cascade, c’est vraiment trop généreux !

Mais là encore n’est pas le plus surprenant de sa missive.

Jean-Gérard Guibert affecte de n’avoir pas compris que l’État qui s’est si longtemps montré compréhensif à son égard a fini par le trouver encombrant avec ses entorses trop visibles à la loi. Il va incessamment recevoir une lettre du préfet lui notifiant l’ordre d’aller turbiner ailleurs. Nonobstant cette décision imminente qu’il ne peut pas ignorer, le voici qui, sans sourciller, se projette tranqillement dans l’avenir avec sa société à Salles-la-Source. Ben voyons… N’est-il pas propriétaire du site de droit divin ? Du site, de son eau, de sa source, de sa cascade… Pas de ses habitants, tout de même, encore que… De quoi se plaignent-ils ces manants ? N’a-t-il pas maintes fois prétendu que c’est grâce à lui, à son incommensurable bonté, au débit qu’il veut bien leur concéder qu’elle arrive à couler, cette fameuse cascade à laquelle ils ont la faiblesse coupable d’être attachés ?

Proposant à la mairie d’aller encore plus loin dans sa libéralité, il ressort du chapeau un projet qui avait été mis sur le tapis en 1972 : installer un dispositif de pompage pour créer, en circuit fermé, une cascade artificielle. Cette idée ridicule n’avait, heureusement, pas eu de suite. Jean-Gérard Guibert ne recule pas devant la provocation qu’il y a à la remettre en avant après tous les débats qui ont eu lieu sur son pillage du site.

On pourra partir d’un grand éclat de rire à la lecture de ce morceau de bravoure à première vue surréaliste. Ou s’en indigner.

À « Ranimons la cascade ! » il ne nous amuse pas. Mais alors pas du tout. Il ne fait que nous conforter dans les avertissements que nous nous évertuons à essayer de faire entendre : Guibert n’a pas jeté l’éponge. Il compte sur ces soutiens souterrains qui l’ont si bien servis jusqu’à présent pour revenir en force. De toute évidence, c’est son conseil qui a rédigé la lettre. Elle a pour nous toutes les apparences d’une menace à peine voilée.

Lire la lettre de Jean-Gérard Guibert au Maire de Salles-la-Source

P.S. pour mémoire, l’enquête « pour abus de biens sociaux et présentation de comptes inexacts », confiée au SRPJ de Toulouse, démarrée en septembre 2013, qui selon le procureur de la république Yves Delpérié devait, en décembre 2015, « être bientôt clôturée et retournée au parquet » est curieusement toujours en panne… Heureux gérant qui bénéficie de cette grande lenteur !

La Dépêche du midi – 12 juin 2016 :

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2 Responses to Une lettre de Jean-Gérard Guibert au Maire, comme une menace

  1. MATHIEU dit :

    Cette lettre montre bien ce qu’est Guibert, un procédurier qui joue la montre à coup de procédures. Son allusion aux services rendus à la Commune sont risibles et montre, encore une fois, son dédain pour les villageois de Salle-la-Source qu’il croit encore être au stade des paysans du début du 20ème siècle. Compte tenu ce que nous avons vécu ses 10 dernières années, il n’aurait peut être pas tout à fait tort !

  2. […] à la proposition de Jean-Gérard Guibert de revenir avec un système artificiel de pompage, révélée au grand jour par « Ranimons la cascade ! » Dépêche du Midi – 13 juin 2016 Centre-Presse – 15 juin 2016 […]

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