UNE JOURNEE DECISIVE POUR NOTRE COLLECTIF !

Deux-cents personnes en même temps sur le site au plus fort du rassemblement, sur le coup de midi… De deux-cents cinquante à trois-cents qui sont passées entre 11 h et 13h… Franchement, il nous semble que nous pouvons être légitimement satisfaits de l’écho qu’a trouvé auprès de la population locale notre appel à se retrouver ce samedi 3 juillet à Salles-la-Source pour un « apéritif cascade » protestataire.

Un représentant de l’autorité nous rassurait quelques heures avant en nous indiquant que « ça » allait marcher, que notre mouvement était bien ressenti dans la région et que nous pouvions nous attendre à être près d’une centaine, un chiffre qu’il estimait plus qu’honorable. Nous pouvons dire dans ces conditions que nous avons plus que doublé la mise, et cela alors même que les vacances d’été sont commencées et que nous n’avons amorcé notre mouvement qu’il y a trois semaines, en improvisant en catastrophe un plan d’action.

Malgré nos efforts d’information, nous constatons autour de nous que beaucoup de gens ne sont pas encore au courant. Nous avons donc encore de la réserve pour de futures mobilisations !

Accueillant cette foule, un de nos porte-parole  lui lancera : « Vous incarnez massivement le bon sens ! Celui qui n’aurait jamais dû quitter ce site ! »

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Pas question de goutte à goutte

Le but était bien de démontrer l’attachement de toute une population à cette cascade.L’heure était plutôt à la fête qu’aux longs discours. Il fallait bien tout de même situer un peu le problème et ses enjeux, ce qu’a fait pour le Collectif « Ranimons la cascade » Christian Cazals – un enfant « pur jus de la cascade» de Salles-la-Source – qui a exprimé ce que représente le site pour le village et le « sacrilège », selon le terme qu’avait utilisé il y a quelques dizaines d’années déjà un conseiller municipal, que constitue l’atteinte qui lui est portée.

Yves Garric a ainsi résumé la position de notre collectif : « Nous ne nous contenterons pas d’un goutte à goutte pour ranimer notre cascade moribonde. Nous voulons retrouver la vraie cascade ! »

Notre ferme exigence, celle en-dessous de laquelle nous ne saurions descendre : que pas une goutte d’eau de la rivière ne soit détournée sur la micro centrale de Pâques à la Toussaint ; que le reste de l’année soit garanti un débit de la cascade suffisant ; que la loi sur l’eau soit appliquée sans la moindre dérogation toute l’année.

Compte tenu de toute la réflexion qui est en train de s’amorcer, alors qu’enfin les esprits sont résolus à sortir du fatalisme qui depuis quatre-vingts ans pèse sur le rapt de cette cascade de Salles-la-Source, nous estimons qu’il est maintenant urgent d’attendre, qu’il faut donner un minimum de temps au temps. Nous demandons un moratoire vis-à-vis de la décision sur la demande de renouvellement de la concession de la micro centrale. Il nous paraît souhaitable que soit réalisée une contre expertise qui pourra être confrontée à l’expertise commanditée par l’actuel concessionnaire dans le cadre de l’enquête d’utilité publique.

Nous pensons qu’un état des lieux établi à la fois par des spécialistes de la géologie et de l’hydrographie, des professionnels du développement local et du tourisme permettrait d’y voir plus clair sur les potentialités exactes du site de Salles-la-Source. De telles études sont évidemment hors de portée du budget d’une petite commune rurale ; il serait nécessaire que d’autres niveaux prennent le relais. Nous proposons la création d’un « comité des sages » réunissant représentants de l’Administration, des élus et du monde associatif pour étudier le dossier à la lumière des expertises autorisées que nous appelons de nos vœux et pour éclairer la décision finale.

Nous mettons par ailleurs en garde sur l’arrivée possible à Salles-la-Source d’intérêts financiers puissants qui pourraient s’embarrasser encore moins de concertation que les précédents concessionnaires.

 

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Les collectivités locales appelées à reprendre la concession

En l’absence du maire, Robert Caule, qui n’a pu se joindre au rassemblement qu’en toute fin de matinée, c’est Jean-Claude Brugié, premier adjoint, qui a apporté le soutien du conseil municipal. Il a à son tour insisté sur la nécessité de  refaire couler la cascade. Il a évoqué la dette du concessionnaire, lequel se dispense depuis cinq ans de régler sa redevance (pourtant bien modeste) à la commune, ce qui représente un manque à gagner de  75 000 euros. Il a pointé par ailleurs les problèmes de sécurité que pose la vétusté des installations actuelles, en particulier la conduite forcée.

Claude Jouve, co-président de l’Office de tourisme du Vallon, a insisté sur cet atout maître que représente la cascade de Salles-la-Source pour l’économie de toute une grande région, sur l’axe Rodez-Conques.

Anne Gaben-Toutant, conseillère générale du canton de Marcillac, a souhaité qu’on n’abandonne pas l’idée d’une reprise de la concession par les collectivités locales, sous forme par exemple de Socité d’économie mixte.

Même appel pressant de Jean Bardou, porte-parole de l’association « Vie » pour quila micro centrale doit passer dans le domaine public en même temps que la cascade doit être redonnée à la population locale et à tous les visiteurs de Salles-la-Source.

Particulièrement apprécié le soutien sur place de Pierre-Marie Blanquet, vice-président du conseil général de l’AveyronL’enjeu qui se joue autour de cette cascade de Salles-la-Source, a-t-il souligné, dépasse largement le cadre local tant sur le plan économique qu’environnemental.

En tout cas une journée décisive pour notre Collectif. Elle nous conforte dans notre sentiment de mener une action citoyenneForts d’un tel soutien de la population locale, nous ne sommes pas prêts à lâcher le morceau !

Amis, tenez-vous prêts pour d’autres mobilisations que nous espérons les plus festives possibles…

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Photo de la cascade sans eau, le 5 juillet 2010 (8h30)

 

RAPPEL : Le commissaire enquêteur sera présent pour vous recevoir à la mairie de Salles la source :

  • Jeudi 8 juillet de 14 h. à 17 h.
  • Jeudi 15 juillet de 14 h. à 17 h.

Il est aussi possible de mettre un mot sur le cahier ouvert à cet effet aux heures d’ouverture de la mairie.

PETITION EN LIGNE : n’attendez pas pour signer et faire signer autour de vous !

SIGNEZ !

 

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