Que la cascade est belle. Pourtant…

           RÊVE DE NYMPHE

Sereine…Détendue… Heureuse…
Libre, enfin !
Grâce à vous, libre !
Vous m’avez tirée de la prison d’acier
où j’étais captive depuis cent ans.
Je suis libre !
Et rêveuse…

Dans mes songes coule
l’impénétrable rivière souterraine
qui a, au long des millions d’années,
bâti mon palais tout en joyaux de pierres.
Et jaillit cette cascade
dont je suis,
éternellement jeune,
fraîche, espiègle et insaisissable,
la nymphe qui porte tous vos rêves.

Libre, enfin !
Libre, mais en sursis.
Ne m’abandonnez pas en si bon chemin.
Ni les hommes, ni les nymphes
Ne sont faits pour vivre en prison.

Ranimons la cascade ! – juin 2018

——————-

Résumé de la situation – été 2018 :

Que la cascade est belle ! POURTANT :

Le titre de ce panneau est une allusion à l’hymne de la cascade écrit en écho à une chanson de Jean Ferrat et chanté lors de toutes nos manifestations publiques depuis 2010.

Illégale depuis 1932, l’usine hydroélectrique qui détournait l’eau de la cascade par une conduite forcée enfouie a fait l’objet de fortes contestations au fil du temps.

Constituée en juin 2010, à l’occasion d’une enquête publique, l’association « Ranimons la cascade ! » s’est mise en tête de réhabiliter définitivement le site, de faire fermer l’installation illégale et de rendre au visiteur un site exceptionnel où l’eau ne coulait plus que très exceptionnellement lors de périodes de très forte pluviométrie.

Le combat fut long et rude et dût mobiliser toute l’énergie de 150 bénévoles pendant 8 ans pour peu à peu ébranler les certitudes préfectorales. Les défenseurs de la cascade en comprirent la raison en épluchant le dossier où il découvrirent peu à peu toutes sortes de malhonnêtetés et d’escroqueries, fraudes comptables et fiscales mais aussi fraudes administratives ou aux énergies renouvelables, rendant inexplicable le soutien de la préfecture à cette entreprise indélicate et sans scrupule. Mais qu’il est difficile pour une Administration de reconnaître ses torts !

Suite à l’action de « Ranimons la cascade ! », une mission d’inspection ministérielle fut nommée en 2015 et le préfet en place prit la décision de fermer l’entreprise en 2016 par des arrêtés que la société hydroélectrique de Salles-la-Source contesta immédiatement en justice, gagnant ainsi un nouveau répit.

Malheureusement pour la société hydroélectrique, d’importantes fuites d’eau sur la conduite forcée en bas du village, l’obligèrent momentanément à arrêter de turbiner et à déposer un dossier de réparation conforme, ce dont elle s’est montrée jusqu’ici incapable.

L’été 2018 sans turbinage, et à l’issue d’un printemps humide ayant rechargé la nappe, permet donc au visiteur d’admirer dans de très bonnes conditions cet admirable joyau naturel.

Le combat n’est pourtant pas définitivement gagné et se poursuit devant les tribunaux administratifs, marqués par la lenteur de cette institution et ses décisions parfois difficilement compréhensibles dont la plus spectaculaire est celle du 25 mars 2016 qui a déclaré que l’installation entièrement nouvelle de 1932 bénéficiait de droits d’eau pourtant expressément réservés  aux moulins antérieurs à la révolution Française !

De son côté, l’administration demeure opaque et se refuse à clôturer une concession achevée depuis 2005 et à répondre aux questions sur ce sujet de « Ranimons la cascade ! » et à lui communiquer certains documents officiels comme la loi pourtant l’y oblige. C’est ainsi que la CADA (Commission d’Accès aux documents  Administratifs) a été saisie pour la 10ème fois en 2018…

Vous pouvez soutenir ce combat en signant la pétition de soutien, toujours en vigueur.

 

One Response to Que la cascade est belle. Pourtant…

  1. Popeye dit :

    Oui, pourtant ! Les élus qui ont donné leur feu vert à l’extension de la carrière , juste au-dessus du lit de la rivière souterraine qui alimente cette cascade, doivent avoir des oeillères ! Trouverait-on une autre commune en France où on commette une pareille bêtise ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *