Qu’attendre de vous Mme la Prefete ?

Le dossier de la cascade est en ce moment dans les mains de la préfecture. Après la rencontre de notre association avec le secrétaire général de la préfecture, après la rencontre du maire, Robert Caule, avec la préfète et avant celle de notre conseillère générale, Anne Gaben-Toutant jeudi 21 octobre 2010 avec la préfète, ce jour, nous publions aujourd’hui la tribune libre de Philippe Coudeville, président de l’association pour la défense du site de Salles-la-Source :

 

Qu’attendre de vous Mme la Préfète ?

reunion-19-juin-2010 0046

 

« L’enquête publique relative à la demande d’autorisation préfectorale sollicitée par la société hydroélectrique de la vallée de Salles-la-source pour la poursuite de l’activité de sa centrale électrique a soulevé bien des contestations qui ont trouvé un bel écho dans la presse et auprès des élus. En substance, le Créneau, qui prend sa source dans le cirque de Salles-la-source, traverse le village, franchit la falaise en formant la superbe « Grande Cascade » et la cascade de la Crouzie, est capté depuis des lustres dans une conduite forcée.

La société hydroélectrique de la Vallée de Salles-la-Sourcé, qui exploite la centrale était tîtulaire d’une concession qui a pris fin le 31 décembre 2005. Elle a sollicité le renouvellement de l’autorisation d’exploiter auprès de la préfecture de l’Aveyron. Cet été, le projet d’arrêté préfectoral d’autorisation a été soumis à l’enquête publique. Ce projet prévoit notamment l’obligation pour le pétitionnaire de maintenir un débit minimum dans le cours du ruisseau égal au dixième du débit moyen interannuel soit 70 1/s, modulé de la façon suivante : 100 l/s en été et 40 l/s en hiver. Certes peu est mieux que rien. Il est cependant considéré par quasi tous les habitants de Salles, les protecteurs du site, les défenseurs de la Cascade et les organisations de développement du tourisme, comme un «pissadou», largement insuffisant pour restituer la majesté et l’ampleur des cascades. Un débit de l’ordre de 300 à 400 l/s serait plus convenable. À titre indicatif, le débit moyen interannuel a été évalué à 700 l/s par le cabinet Cincle, ingénieur-conseil de l’exploitant, et le débit moyen du Créneau pendant les mois d’hiver est de l’ordre de 1500 l/s.

Nous comptons sur madame la Préfète pour que soit défendu l’intérêt général. Certes, celui-ci comporte le bénéfice d’une énergie renouvelable et durable, mais aussi la défense d’un bien extrê-mement précieux qu’est le site de Salles-la-source dont le ruisseau et les Cascades sont un des attraits majeurs. Ce bien est précieux pour les habitants de Salles-la-source, mais aussi pour tout le vallon de Marcillac et tout le département de l’Aveyron. Chacun sait l’importance du tourisme dans notre beau département.

Il n’est pas inutile de rappeler que le projet de ligne électrique qui devait alimenter la côte d’Azur, pauvre en moyens de production d’électricité, a été repoussé en Conseil d’Etat, pour ne pas défigurer les Gorges du Verdon. Et pourtant l’enjeu était d’une autre importance. Que le bon sens l’emporte ! »



Paru aussi dans Centre-Presse le 19 octobre 2010

 

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