Fraudes : mais jusqu’où iront-ils ?

Un ami adhérent a mis ses talents de dessinateur humoristique au service de  « Ranimons la cascade ! » Le Nouvel hebdo du 1 novembre l’a diffusé (en noir et blanc) assorti du rappel de quelques éléments dénoncés par « Ranimons la cascade ! »  :

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Le Nouvel hebdo – 1 novembre 2013 :

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« Juin 2010 : ce n’était pas quelques agités de Salles-la-Source qui allaient faire capoter un projet si bien ficelé.

De toute façon, le Ministère n’avait pas laissé le choix : le projet devait être rapidement bouclé, la concession était terminée depuis fin 2005 et cela aurait fait désordre de  laisser continuer à turbiner à Salles-la-Source, des années encore, sans la moindre autorisation.

Et puis l’État devait coûte que coûte être débarrassé de cette vieille installation qui lui revenait de droit, du fait des règles de fin de concession mais dont elle ne savait que faire. Et puis… il n’y a pas de mal à aider un ami dans le besoin !

Il se trouverait sans difficultés quelques hauts fonctionnaires zélés, prêts à faire une croix sur leur éthique pour faire passer en force ce dossier plus qu’embarrassant  et assurer ainsi la suite de leur (brillante ?) carrière.

Pourtant tout avait mal commencé. Pas de chance : la Société hydroélectrique pressentie pour la  nouvelle autorisation d’exploiter entrait en redressement judiciaire en septembre 2006, suite à un procès perdu par le gérant, le chevalier Guibert.

Qu’importe que les comptes de son entreprise soient totalement inexacts et fassent frémir les comptables… Le président du Tribunal de Commerce n’y a vu que du feu. Le 15 janvier 2008, son assesseur ancien dirigeant d’une entreprise qui est souvent intervenue pour des travaux sur l’installation, semble frappé de la même myopie de même que le Procureur de la République de l’époque et l’administrateur judiciaire… Au moment opportun, de l’argent serait serait tombé du ciel, grâce à un bon ami, ancien cadre de la Banque Mondiale et dirigeant d’une société de Trading à l’International au Luxembourg.

Bref tout rentre dans l’ordre au prix de quelques « mouvements » comptables et l’entreprise est remise sur les rails.

Qu’importe que la maîtrise foncière des terrains portant l’installation n’y soit pas, du fait de servitude non actées dans les temps : une petite note de l’avocat, renommé dans certains milieux, qui assure la défense de M. Guibert [aura vite fait de rassurer la Préfecture ? ].

Qu’importe que les agités de « Ranimons la cascade ! », lorsque enfin le dossier est laborieusement bouclé en 2010, dénoncent d’innombrables  irrégularités : ce n’est pas une poignée de villageois au cœur d’un département rural du sud de la France, qui allaient faire reculer le Ministère !

Qu’importe que l’intéressé reconnaisse lui-même avoir fraudé et « placé directement 113 990 € sur son compte personnel pour prouver à la Municipalité son insolvabilité » (cf mémoire en défense de la Municipalité de Salles-la-Source devant la cour d’appel de Bordeaux)… Domicilié dans les Hauts de seine (92), capitale nationale de la fraude fiscale (cf : « 92 Connexion »), qu’on se le dise, Jean-Gérard Guibert, notre gérant « Intouchable » ne sera pas contrôlé. !  Et le fisc se retrancherait aujourd’hui derrière le « secret professionnel ».

En juin 2010, tout devait être bouclé dans les six mois. En octobre 2013, rien n’est encore tranché et les recours devant les tribunaux se multiplient. Que diable s’est-il donc passé ? Un petit groupe d’irréductibles allait s’opposer à « l’infaillible -Administration-qui-jamais-ne-se-trompe » et oser dire à haute voix que « l’État-qui-fait-respecter-les-lois » en prenait  tout à son aise avec les règles qu’il a lui-même écrites.

Pendant ce temps, durant  toutes ces années, la Société Hydroélectrique de la Vallée de Salles-la-Source continuait tranquillement de turbiner. »

B.B.

 

 

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