Des chrysanthemes pour la loi

L’association  » Ranimons la cascade !  » communique :

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« Une découverte de plus de notre association « Ranimons la cascade » que ce décret du Premier Ministre, en date du 17 mars 1980, relatif à l’aménagement et à la chute de Salles-la-Source et publié dans le numéro 2794 du Journal Officiel.

Il stipule, sans la moindre ambiguïté, que le concessionnaire devra fournir 200 litres d’eau/seconde à la cascade du lever au coucher du soleil, de Pâques à la Toussaint. Il y aura donc trente ans cette année que ce décret n’est pas appliqué, la cascade coulant la plupart du temps à un débit qui n’a rien à voir, loin s’en faut, avec ce volume !

Voilà qui mérite un magnifique chrysanthème au pied de cette même cascade pour commémorer ces trois décennies de non application de la loi à Salles-la-Source. Ce ne sont certes pas les réseaux souterrains qui manquent aux abords de notre beau site. En existerait-il un dont nous nous ignorerions l’existence et par lequel l’observation des textes règlementaires et autres décisions de Justice s’évaporerait mystérieusement depuis 1928 ?

Notre réseau à nous s’appelle la solidarité entre membres de notre association et la ferme volonté que nous ne cesserons de manifester de voir enfin s’appliquer chez nous la conformité républicaine. C’est pourquoi, à propos de cette curieuse mise sous le boisseau des dispositions du décret de 1980, nous posons haut et fort cette question en exigeant d’avoir rapidement la réponse : que fait la police ? Celle de l’eau en l’occurrence ?  »

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Extrait du décret du 17 mars 1980 relatif à l’aménagement et à l’exploitation de la chute de Salles-la-Source, sur le ruisseau de Créneau, dans le département de l’Aveyron, signé par le premier ministre Raymond Barre

 

Article 23. Accords intervenus.

« La société hydro-électrique de la vallée de Sa!les-la-Source devra installer un dispositif permettant par pompage d’alimenter la cascade de Pâques à la Toussaint et de 8 heures au coucher du soleil avec un débit de l’ordre de 200 litres seconde. L’obligation de pompage, consommant de l’énergie considérée comme réservée gratuitement au profit de la commune, cessera au cas où l’usine serait définitivement arrêtée. En cas de panne prolongée, la société sera dispensée du pompage, mais devra laisser dans le ruisseau les débits naturels qu’elle s’efforcera de moduler grâce au jeu du réservoir de tête pour leur donner le maximum d’intensité pendant le jour. Ce dispositif implique qu’aucun nouvel égout ne sera dirigé vers le ruisseau en amont de la cascade. Par contre des chasses d’eau périodiques seront prévues pour l’aval.

Cet accord devra être exécuté par le concessionnaire sans qu’il y ait lieu à revision, à moins d’entente nouvelle entre les parties contractantes. »

 

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