A la découverte d’un moulin à roue horizontale de la vallée du Créneau

Samedi 20 juillet, à l’occasion de la journée du patrimoine 2014, était organisée la visite du moulin de Gourjan par  l’association »Ranimons la cascade ! » de Salles-la-Source. Le groupe a été accueilli par les propriétaires de lieux, Jean-Marie et Francine Lacombe, tandis que Jean Delmas, conservateur général honoraire du patrimoine de l’Aveyron,  en expliquait le fonctionnement de ce moulin à roue horizontale très ancien, très bien conservé et typique des moulins du Rouergue.

L’origine du moulin de Gourjan remonte au moins, quand à ses bases, au XIIIème siècle. Il a été reconstruit au XVIIIème.

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A noter que les canaux de dérivation de ce moulin servent aujourd’hui de support à une pisciculture qui est largement impactée par les lâchers d’eau, par éclusée, de l’usine électrique de Salles-la-Source située plus en amont sur la rivière.

La visite a commencé au bord de la chaussée ou bief qui  dérive une partie de l’eau de la rivière et constitue la réserve d’eau, qu’utilisait le meunier et qui représentait une capacité de 2 à 3 heures de travail pour celui-ci.

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Cette réserve d’eau servait aussi traditionnellement de réserve de truites pour le meunier.

A proximité des moulins à céréales, on trouvait généralement aussi une petite porcherie, les cochons en étant nourris à partir du son produit lors du tamisage.

Ce moulin était construit sur deux niveaux. Au premier étage était déchargé le blé qui descendait à l’étage inférieur dans des trémies avant d’être moulu. Un système permettait à la farine de remonter puis d’être tamisée à l’étage supérieur.

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Le fonctionnement des différentes pièces des moulins, parfaitement conservés, de l’étage inférieur ont été ensuite expliqué :

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L’eau fait tourner la roue horizontale du moulin (roudet). L’axe vertical transmet le mouvement et fait tourner la meule supérieure dite volante supportée par l’anille (la meule inférieure restant fixe). Le grain descend de la trémie dans le traquet ou auget, souvent terminé par une tête d’animal. Son ouverture est commandée par le fusoir qui le fait monter et descendre en tournant, dans un bruit de type « tac-tac » qui peut expliquer le choix de la tête du cheval.

par force centrifugen le grain va du centre vers l’extérieur; il est « déroulé » ou « écrasé » progressivement et la farine et le son sont expulsés dans le coffre du moulin.

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3 Responses to A la découverte d’un moulin à roue horizontale de la vallée du Créneau

  1. […] Contrairement à ce que certains ont affirmé, Jean Delmas soutient, et apporté des preuves, que le moulin à roue horizontale est très ancien et a précédé le moulin à roue verticale. Il est sans engrenage, le mouvement circulaire de la roue horizontale (« rodet »), dans la dérivation du moulin entrainant directement l’axe du moulin sur laquelle est fixé par « l’anille » la meule volante du moulin (voir « A la découverte d’un moulin à roue horizontale de al  vallée du Créneau&nbsp…). […]

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